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Installations de stockage de déchets inertes (ISDI)
Les décharges de déchets inertes, communément appelées les "classes III", sont devenues des installations de stockage de déchets inertes soumises à une autorisation préfectorale en application de l’article L.541-30-1 du code de l’environnement.
A noter que ces installations de stockage de déchets inertes ne sont pas des installations classées pour la protection de l’environnement.
Les textes fondateurs
Article L.541-30-1 du code de l’environnement
Articles R.541-65 à R.541-75 du code de l’environnement
Les éléments permettant l’identification des installations de stockage de déchets inertes
1) La nature des déchets stockés
Ne peuvent être stockés dans les installations de stockage de déchets inertes que les déchets inertes mentionnés aux annexes 1 et 2 de l’arrêté du 15 mars 2006.
Ainsi, ne sont pas des installations de stockage de déchets inertes :
Les installations de stockage de déchets inertes provenant d’installations classées (rubrique 167b de la nomenclature des installations classées)
Une installation de stockage de déchets inertes connexe à une installation de stockage de déchets non dangereux (ne pas confondre déchets inertes et déchets non dangereux).
2) Le type de stockage
Les installations de stockage de déchets inertes sont destinées au dépôt régulier de déchets inertes en vue de leur élimination et sans intention de reprise ultérieure.
Ainsi, ne sont pas des installations de stockage de déchets inertes :
Les installations de stockage de déchets inertes dans lesquelles les déchets sont entreposés pour une durée inférieure à 3 ans en vue de leur valorisation sur un autre site ;
Les installations de stockage de déchets inertes dans lesquelles les déchets sont entreposés pour une durée inférieure à 1 an en vue de leur transport sur un lieu de stockage définitif ;
L’utilisation de déchets inertes pour la réalisation de travaux d’aménagement, de remblai, de réhabilitation ou à des fins de construction.
3) Les principaux critères permettant de qualifier une installation de stockage de déchets inertes :
L’absence d’un réel projet d’aménagement, c’est-à-dire programmé dans le cadre d’une opération dont le maître d’ouvrage est identifié ;
L’engagement d’une démarche commerciale par l’exploitant ;
Une période d’apport de nouveaux déchets > 2 ans ;
Une provenance variée des déchets.
Mais ces critères ne doivent pas être considérés isolément ; il s’agit plutôt d’un "faisceau" de critères qui permet de conclure sur la situation juridique de l’installation, étant entendu qu’aucun d’eux n’est décisif, voire indispensable. A noter également qu’aucune dimension minimale (hauteur ou volume) n’est requise pour qualifier une installation de stockage de déchets inertes.
4) L’autorisation requise pour exploiter une installation de stockage de déchets inertes
L’autorisation requise est délivrée par le préfet de Seine-et-Marne ou par le directeur départemental de l’équipement, par délégation.
Ne relève pas de cette autorisation une installation qui relève déjà d’un régime d’autorisation d’exploitation, par exemple une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE). Ainsi le réaménagement d’une carrière en activité avec des déchets inertes est traité dans le cadre de l’autorisation préfectorale d’exploiter la carrière. En revanche, la "remise en état" d’une ancienne carrière peut constituer, selon les modalités et la nature des travaux, une installation de stockage de déchets inertes soumise à l’article L.541-30-1.
L’autorisation d’exploiter une installation de stockage de déchets inertes dispense l’exploitant de la déclaration préalable (article R.421-23) ou du permis d’aménager (articles R.421-19 et R.421-20) prévus par le code de l’urbanisme pour les exhaussements et affouillements du sol qui excèdent 2 m. (article R.425-25 du code de l’urbanisme).
Par contre, une autorisation pour exploiter une installation de stockage de déchets inertes ne vaut pas autorisation ou déclaration au titre de la loi sur l’eau.
5) L’exploitant
Il y a exploitation d’une installation de stockage de déchets inertes lorsqu’une personne ou une société est identifiée comme étant l’exploitant qui accepte les déchets, voire les sollicite. A contrario, les dépôts sauvages ne sont pas des installations de stockage de déchets inertes, puisqu’ils résultent le plus souvent d’apports clandestins réalisés par les particuliers, voire des artisans, pour se débarrasser de déchets, sans l’accord du propriétaire du terrain.
La procédure d’autorisation
La procédure est synthétisée dans un schéma. Il y a lieu de remarquer que les installations de stockage de déchets inertes ne sont soumises ni à une étude d’impact au sens strict, ni à une enquête publique.
La composition du dossier de demande d’autorisation
Elle est définie par l’article R.541-66 du code de l’environnement
Le dossier en 4 exemplaires doit être adressé à l’adresse suivante :
Direction Départementale de l’Equipement et de l’Agriculture
de Seine-et-Marne
Service Environnement et Prévention des Risques
Pôle risques et nuisances
288, rue Georges Clemenceau
ZI de Vaux-le-Pénil
BP 596 - 77005 MELUN Cedex
Les motifs de refus
Ils sont mentionnés à l’article R.541-70 du code de l’environnement
A ce jour, les installations de stockage de déchets inertes autorisées en application de l’article L.541-30-1 du code de l’environnement sont les suivantes :
| Exploitant | Commune d’implantation | Arrêté préfectoral | Plan annexé | Durée d’exploitation |
|---|---|---|---|---|
| GLEM SA | BARBEY, MAROLLES-SUR-SEINE, MISY-SUR-YONNE | AP n° 07 MEDAD 059 du 28/11/2007 | 10 ans | |
| Sté REP | FRESNES-SUR-MARNE | AP n° 07 MEDAD 060 du 21/12/2007 | Plan | 7 ans |
| Sté ECT | COMBS-LA-VILLE | AP n° 07 MEDAD 063 du 21/12/2007 | 5 ans | |
| Sté ECT | MOISSY-CRAMAYEL | AP n° 07 MEDAD 064 du 21/12/2007 | Plan | 2 ans |
| Sté ECT | ANNET-SUR-MARNE | AP n° 08 MEDAD 01 du 28/01/2008 | Plan | 4 ans |
| Sté ECT | VILLENEUVE-SOUS-DAMMARTIN | AP n° 08 MEDAD 022 du 28/01/2008 | Plan | 8 ans |
| Sté ECT | ANNET-SUR-MARNE | AP n° 08 MEDAD 02 du 1er/02/2008 | Plan | 5 ans |
| Sté ECT | BRIE-COMTE-ROBERT | AP n° 08 MEDAD 021 du 13/03/2008 | Plan | 9 ans |
| Sté ECT | MOUSSY-LE-NEUF | AP n° 08 MEEDDAT 097 du 24/12/2008 | Plan | 30 mois |
| Sté TERRALIA | VILLEVAUDÉ | AP 2009/DDEA/SEPR n° 81 du 17/02/2009 | Plan réaménagement final Plan réseau piézomètres | 5 ans |
| Sté TELOMAT | VAUX-LE-PÉNIL | AP 2009/DDEA/SEPR n°218 du 26/03/2009 | Plan de masse Plan d’aménagement | 3 ans |
Les dossiers de demande d’autorisation déclarés complets et en cours d’instruction sont les suivants :
| Exploitant | Commune d’implantation | Avis d’affichage en mairie |
|---|---|---|
| Sté ECT | MOISSY-CRAMAYEL "Butte d’Egrenay" | A consulter |
| Sté VEOLIA (REP) | FRESNES-SUR-MARNE "Le Grand Vaurenard" (modification AP 21.12.07 | En cours |
| Sté SOFRAT | CHAUMES-EN-BRIE "La Chalotterie" | En cours |
| Sté ECT | MOUSSY-LE-NEUF (77) et VEMARS (95) "Grande Borne" | En cours |
Les demandes suivantes ont été abandonnées ou ont fait l’objet d’un refus tacite :
| Exploitant | Commune d’implantation | Date |
|---|---|---|
| Sté ECT | MOUSSY-LE-NEUF Ouest2 | Sans suite le 10.06.08 |
| Sté ECT | MOUSSY-LE-NEUF Ouest3 | Sans suite le 10.06.08 |
| Sté ECT | MOUSSY-LE-NEUF Est1 | Sans suite le 10.06.08 |
| Sté SOFRAT | CHAUMES-EN-BRIE | Sans suite le 02.02.09 |
| Sté SOFRAT | CHÂTRES | Abandonné le 06.10.08 |


